Bandeau
Lycée Français Charlemagne
Pointe-Noire, Congo

Célébration du 11 novembre
Article mis en ligne le 12 novembre 2014
Imprimer logo imprimer imprimer en pdf

A l’occasion de la célébration du centenaire de la Grande Guerre (1914-1918), des élèves du collège et de l’école Charlemagne ont participé à une cérémonie de dépôt de gerbe au monument aux morts de Pointe-Noire.
Un groupe de 10 élèves de 3ème était présent.

Un élève à eu l’occasion de lire un texte d’Henri Barbusse, le Feu, dont voici un extrait :

« Nous traversons nos fils de fer par des passages. On ne tire pas encore sur nous. Des maladroits font des faux pas et se relèvent.
On se reforme de l’autre coté du réseau, puis on se met à dégringoler la pente un peu plus vite : une accélération instinctive s’est produite dans le mouvement.
Quelques balles arrivent alors entre nous. Bertrand nous crie d’économiser nos grenades, d’attendre au dernier moment.
Mais le son de sa voix est emporté. Brusquement, devant nous, sur toute la largeur de la descente, de sombres flammes s’élancent en frappant le ciel de détonations épouvantables.
En ligne, de gauche à droite, des fusants sortent du ciel, des explosifs sortent de la terre.
C’est un effroyable rideau qui nous sépare du monde, nous sépare du passé et de l’avenir.
On s’arrête, plantés au sol, stupéfié par la nuée soudaine qui tonne de toutes parts ; puis un effort simultané soulève notre masse et la rejette en avant, très vite.
On trébuche, on se retient les uns aux autres, dans de grands flots de fumée.
On voit, avec de stridents fracas et des cyclones de terre pulvérisée, vers le fond, où nous nous précipitons pêle-mêle, s’ouvrir des cratères çà et là, à coté les uns des autres, les uns dans les autres.
(…) C’est le barrage. Il faut passer dans ce tourbillon de flammes et ces horribles nuées verticales.
On passe.
On est passé, au hasard ; j’ai vu, ça et là, des formes tournoyer, s’enlever et se coucher, éclairées d’un brusque reflet d’au-delà.
J’ai entrevu des faces étranges qui poussaient des espèces de cris, qu’on apercevait sans les entendre dans l’anéantissement du vacarme.
Un brasier avec d’immenses et furieuses masses rouges et noires tombait autour de moi, creusant la terre, l’ôtant de dessous mes pieds, et me jetant de côté comme un jouet rebondissant. »
.

Les élèves de CM1 ont ensuite entonné la Marseillaise pour clore cette cérémonie avant d’être invités à la résidence du Consul général de France pour prendre un verre bien mérité !












RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2013 © Lycée Français Charlemagne - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.86.34
Hébergeur : OFIS