Une petite mise au point  Le Congo dont nous parlons est le « Congo-Brazzaville » (officiellement République du Congo), ancienne colonie française, à ne pas confondre avec le « Congo-Kinshasa » (officiellement République démocratique du Congo), anciennement Zaïre, qui fut une colonie belge. Pour simplifier les choses, les deux Congo sont séparés par le Congo (qui est un fleuve). Un peu de géographie - À cheval sur l'Équateur, 341.821 km2, 180 km de côtes.
- Pays limitrophes : Gabon, Centrafrique, Cameroun, République démocratique du Congo (ex-Zaïre) et Angola (enclave de Cabinda).
- Savanes dans la région côtière, forêts sur les massifs.

- Climat équatorial, humide et chaud. Saison sèche (de juin à octobre) assez fraîche, saison des pluies éprouvante (température et humidité élevées).
- Population : 3,1 millions d'habitants (2001). Brazzaville : 1.000.000 h, Pointe Noire : 800.000 h (chiffres très approximatifs : les déplacements de population ont été importants durant les guerres civiles récentes). Densité de 9 hab/km2 mais très inégalement répartie (70% de la population est urbaine).
- Langues : français (officiel), mounoucoutouba (langue véhiculaire), vili (région de Pointe Noire), lingala (parlé surtout à Brazzaville), etc.
Pointe Noire : un peu d'histoire La ville de Pointe Noire ne doit pas son nom à Diogo Cão qui découvrit l'embouchure du fleuve Congo en 1482, mais à des navigateurs portugais venus peu après, qui ont donné son nom au site de « Punta Negra » pour avoir repéré sur la côte un éperon de blocs de pierres noires. Ces blocs ont aujourd'hui disparu. Ils auraient servi au terrassement de la grande digue du port maritime. Au siècle dernier, Pointe Noire, resta un simple lieu-dit sur les cartes de navigation. Toute l'activité de la côte se concentrait à Loango, où le puissant royaume Vili, vassal du Kongo, connaissait la prospérité grâce aux Européens (traite). Mais la situation va rapidement changer au début du XX° siècle. Le royaume de Loango est en plein déclin, alors que l' étoile de Pointe Noire commence à monter quand les autorités décident de créer une voie de chemin de fer pour relier la côte Atlantique à Brazzaville, terminus de la navigation fluviale sur le Congo et l' Oubangui. En aval de Brazzaville, la navigation est en effet impossible, du fait des rapides du Congo. Le premier coup de pioche du chemin de fer est donné en 1921. Après bien des souffrances liées aux nombreuses difficultés rencontrées pour traverser le massif du Mayombe, la ligne est achevée et inaugurée en 1934. A la même date, commencent les gigantesques travaux du port en eaux profondes de Pointe Noire qui sera opérationnel en 1939. Poumon économique du Congo (grâce au pétrole), Pointe Noire compte aujourd'hui environ 800 000 habitants. Vie quotidienne à Pointe Noire Malgré la fin de la guerre civile en 1999, la vie quotidienne à Pointe Noire reste très dure : pauvreté, mendicité, saleté, graves problèmes de santé publique (sida et paludisme), mauvais état des routes et des bâtiments, etc.  Les gens « fortunés » échappent évidemment à bien des misères. Les problèmes auxquels ils sont confrontés sont ennuyeux plus que dramatiques : l'approvisionnement en certains produits est limité ou déficient, l'eau ne coule pas toujours au robinet, l'électricité est souvent coupée, les voitures s'usent rapidement, les contrôles de police sont parfois abusifs, le paludisme sévit régulièrement, le moindre voyage dans le pays tourne à l'expédition, etc. Bref, un quotidien inconfortable, parfois éprouvant, mais pas insurmontable. Sécurité- Il n'y a pas de gros problèmes à Pointe Noire. Les petits vols sont les délits les plus courants.
À l'intérieur du pays, la sécurité est plus aléatoire. Santé- Le paludisme est très fréquent, le sida aussi.
On trouve sur place le nécéssaire pour la médecine courante (médecins et pharmacies). Par contre, en cas de problème sérieux, le rapatriement peut être nécessaire (assurance fortement conseillée). Du point de vue des vaccinations, il vaut mieux être parfaitement à jour. Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire pour entrer dans le pays (sinon on peut avoir des complications à l'aéroport). Concernant enfin le paludisme, un traitement prophylactique est souvent conseillé. La Savarine est le médicament le plus souvent utilisé au Congo pour la prévention (tolérance et efficacité variable, effets secondaires ennuyeux). La prise de Savarine est très conseillée pour un court séjour ; pour un séjour de plusieurs années, les avis divergent. Coût de la vie - Il est très élevé dès que l'on recherche une qualité de vie « à la française ». Les biens importés sont en général deux fois plus chers qu'en France, sinon plus. Par contre, les produits locaux sont plus abordables (poissons, crustacés, légumes, fruits). Les prix des services sont relativement bas (artisanat, domestiques, ...).
Logement- Les logements sont difficiles à trouver à Pointe Noire et les loyers sont assez élevés (du fait de la nécessité d'un groupe électrogène, d'une réserve d'eau et de gardiens). Il faut compter 500.000 FCFA pour un appartement de trois pièces (charges non comprises) et environ un million de FCFA pour une villa. On trouvera moins cher si l'on accepte de faire des compromis au niveau de l'équipement (eau, électricité...) ; on trouvera aussi sans peine nettement plus cher...
Loisirs - la plage, le soleil
sports rugby, football, surf, équitation, tennis, golf, gymnastique, musculation, arts martiaux, ULM...
culture le CCF (centre culturel français), outre sa bibliothèque, dispose d'une salle de spectacles (cinéma, théatre, danse, musique...). Les manifestations culturelles congolaises sont assez rares.
télévision TV5, CFI, Canal+ Horizons, Euronews... (par satellite)
le soir nombreux restaurants, discothèques, casinos
voyages assez aventureux à l'intérieur du Congo (routes en très mauvais état, sécurité douteuse). L'accès aux autres pays africains est plus ou moins facile (rien ne vaut d'habiter Roissy pour voyager en Afrique...).
Diverscourrier la poste est assez fiable mais les temps d'acheminement sont aléatoires. Il est judicieux d'avoir des timbres français pour faire partir le courrier par des personnes se rendant en France.
change la monnaie est le franc CFA, à parité garantie avec l'euro (655,957 FCFA = 1 €). Les commerçants locaux fournissent volontiers des francs CFA en échange d'un chèque en euros.
immatriculation il est conseillé aux ressortissants français de se faire immatriculer au Consulat à l'arrivée à Pointe Noire (les hommes devront présenter leurs certificats de libération du Service national).
passeport il doit être valide plus de six mois après votre arrivée. Un visa d'entrée est nécessaire (se mettre en contact avec l'Ambassade du Congo la plus proche). Arriver sans visa risque d'entraîner des complications et des surcoûts.
téléphone le réseau local est totalement saturé. Obtenir une ligne demande beaucoup de chance et/ou de persévérance. Par contre, la téléphonie mobile fonctionne assez bien.
internet fonctionne avec une antenne parabolique (solution coûteuse) ou bien avec un téléphone cellulaire (solution mieux adaptée aux particuliers mais très lente). Présence de plusieurs cybercafés. Quelle que soit la formule choisie, l'accès au réseau est quelque peu aléatoire : des ralentissements assez fréquents et des coupures occasionnelles (rarement plus d'une journée).
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