Au temps jadis, dans un village du nom de Mouillonzi au Congo, les chats et les chiens étaient les meilleurs amis du monde. Les chats mangeaient du saka-saka, du foufou et du poisson salé que tonton Malik et tantine Maimouna leurs donnaient. Mais les chats, eux, donnaient aux chiens la moitié de ce qu’ils recevaient. C’était comme ça tous les jours. Même si les chiens avaient à manger, les chats donnaient, toujours.Un jour, Mamadou, le plus beau, le plus malin et le plus gentil de tous les chats dit au plus fort des chiens : « Nous ne voulons plus vous donner notre nourriture ! » Les chiens s’étonnèrent du comportement de Mamadou et le plus grand et le fort des chiens rit. Mamadou, furieux lui répondit : « Quand tantine Awoua me donnera à manger, je ne te donnerai rien, ni saka-saka, ni foufou ni poisson salé ! » Le chien pensa que Mamadou plaisantait. Un soir, lors du dîner, Mamadou reçut un gros poisson, un capitaine, le plus beau des poissons, que Fatou, la fille de tonton Malik, lui donnait. Il mangea jusqu'à la dernière arête pendant que les chiens crièrent : « Mamadou madia, madia, madia ! (nourriture, nourriture, nourriture en munukutuba ) ». Un autre jour, Mamadou rapporta un trois pièces que son maître lui avait donné. Pendant ce temps Mamadou se faisait chouchouter par Fatou qui lui chantait : « Niaou kitoko, Niaou kitoko (joli chat, joli chat en munukutuba) ». Le lendemain, alors que Mamadou se promenait juste à côté d’un grand, gros et haut baobab, un chien lui sauta dessus et le mordit à la patte d’un coup sec. Mamadou, miaula et courut chez tantine Maimouna. Quand il arriva, Fatou cria : « Mama kwiza, kwiza mama ! ». Là, tantine Maimouna arriva et soigna le chat. Une semaine plus tard, Mamadou guérit et apprit que les chiens commandaient ses amis les chats. Mamadou essaya de trouver une solution. Soudain, Mamadou alla chez les chiens et les défia en duel. Les chiens acceptèrent car ils croyaient que Mamadou allait perdre. Le jour fixé arriva et tout le monde criait.Mamadou connaissait bien le chien, il était peut être fort mais Mamadou était très malin. Le chien criait : « Mukebulunge (je vais te taper en munukutuba) ! » Le chien poussa le chat, il courut pour sauter sur le chat mais il alla se cogner sur un gros bananier. Le chat avait gagné, il était bien le plus malin. Le chien avec la tête bandée était furieux. Et depuis ce jour, les chiens et les chats se font sans cesse la guerre au village de Mouillonzi et dans tous les autres villages du monde. Nathalie et Dina |