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le lion


lionIl y a longtemps, quand les éléphants sautaient à la corde et quand les tigres fumaient la pipe, au Congo, dans la jungle hostile, les animaux vivaient dans le calme et la tranquillité.

Un jour l’éléphant Waka-Waka vint voir le lion Moussa et lui dit :
« Mon vieil ami Moussa, nous ne pouvons plus vivre ainsi, il nous faut un chef. Je me propose donc à ce poste. »
Le lion qui aimait se vanter répliqua :
« Toi ! Bika mu ne séka !! (Laisse moi rire en munukutuba), non tu es trop… petit. Je me propose pour ce poste. »
L’éléphant qui n’aimait pas qu’on se moque de lui proposa :
« Puisque toi et moi voulons ce poste faisons un duel ! »
Celui–ci accepta.

Le lendemain la jungle était divisée en deux camps. La moitié pour le l’éléphant et l’autre pour le lion. Sur les grands baobabs des affiches annonçaient le duel. Les épreuves avaient été préparées par les singes moqueurs. Il y en avait trois :

— La première épreuve consistait à danser sur une corde sans tomber. Elle représentait l’équilibre.

— La deuxième épreuve était d’arriver le premier sur la ligne d’arrivée avec son bol de pattes non renversé. Elle représentait la rapidité.

— Enfin la troisième épreuve était un combat où tous les coups étaient permis. Elle représentait la force.

L’éléphant avait déjà remporté la première épreuve grâce aux cours de danse classique que lui donnait sa maigre mais grande tante la girafe.

Le lion avait gagné la deuxième facilement : sa tante la gazelle lui apprenait la course à pieds.

Restait la troisième épreuve. Les concurrents étaient préparés. Dans toute la jungle, on entendait les cris des deux camps adverses. Cette terrible épreuve se passait au bord du fleuve Congo.

Le combat avait déjà commencé et était très serré. Ce n’était qu’un enchaînement de coups tordus. Partout le public lançait tout se qu’il trouvait : mangues, papayes, bananes et pastèques. Tout à coup, l’éléphant fonça sur le lion. Celui-ci, rusé, recula et l’éléphant Waka-Waka tomba à la renverse dans le fleuve Congo. Le lion Moussa généreux le secourut. Il tira tellement le nez de son confrère que quand celui-ci sortit de l’eau, il avait une trompe.

Depuis ce jour, pour le remercier de son acte de bravoure, Waka-Waka a laissé Moussa être roi.

Mercia Bakouetila & Sarah Goma


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